Obtenir simultanément le Certificat de Formation d’Apprenti et le Certificat de Fin de Formation reste exceptionnel, la réglementation imposant souvent des parcours distincts et des critères d’éligibilité propres à chaque dispositif. Certains établissements permettent toutefois un cumul, à condition de satisfaire à des exigences académiques renforcées et à un emploi du temps aménagé.
Les différences entre ces certifications reposent sur la nature des compétences validées, le mode d’évaluation et les débouchés professionnels accessibles à l’issue du cursus. Un choix déterminant pour l’orientation et l’insertion dans le monde professionnel.
Comprendre le rôle des CFA et des CFP dans la formation professionnelle
En France, la formation professionnelle repose sur deux grands axes : les centres de formation d’apprentis (CFA) et les centres de formation professionnelle (CFP). Chacun suit sa propre logique, encadrée par le code du travail et des textes législatifs spécifiques.
Le CFA cible principalement les jeunes inscrits dans un parcours en alternance, souvent sous contrat d’apprentissage. Il combine enseignement théorique et immersion en entreprise, le tout soutenu financièrement par la taxe d’apprentissage. À l’inverse, le CFP s’adresse à un public plus large : salariés en reconversion, personnes recherchant un nouvel élan professionnel ou actifs désireux d’acquérir des savoir-faire supplémentaires. Les modalités de financement diffèrent : la contribution à la formation professionnelle (CFP), la participation des entreprises et l’utilisation du compte personnel de formation (CPF) jouent ici un rôle clé.
Voici comment s’articulent ces deux types de centres :
- Le CFA propose une formation en alternance, s’adresse principalement à un public jeune et fonctionne sur la base d’un contrat spécifique.
- Le CFP offre des parcours modulables, accueille des profils variés et s’appuie sur une diversité de dispositifs.
La formation professionnelle ne se limite pas à transmettre un métier : elle accompagne l’évolution des compétences face aux transformations économiques. Elle anticipe les attentes du marché de l’emploi et facilite la sécurité des parcours professionnels. La manière dont sont organisés financement, cadre légal et besoins des entreprises façonne aujourd’hui la réalité des centres de formation.
Quelles différences essentielles entre un centre de formation d’apprentis et un centre de formation professionnelle ?
Le centre de formation d’apprentis (CFA) fonctionne dans un cadre réglementaire strict. L’alternance y est la règle : les jeunes, généralement âgés de 16 à 29 ans, répartissent leur temps entre l’entreprise et les cours. Ce dispositif, alimenté par la taxe d’apprentissage, répond très directement aux besoins des acteurs économiques locaux.
Le centre de formation professionnelle (CFP), quant à lui, se distingue par sa flexibilité. Il accueille aussi bien des salariés aspirant à un changement de cap que des demandeurs d’emploi ou des personnes en reconversion. Le financement s’opère via la contribution à la formation professionnelle, le CPF ou d’autres leviers. Les parcours proposés sont adaptés à la disponibilité et aux objectifs de chaque apprenant, qu’ils visent une certification ou une simple montée en compétences.
Pour y voir plus clair, voici un tableau comparatif :
| Centre de formation d’apprentis (CFA) | Centre de formation professionnelle (CFP) |
|---|---|
| Alternance, public jeune, contrat d’apprentissage | Public adulte, contrat à durée indéterminée possible, reconversion |
| Financement par taxe d’apprentissage | Financement par CPF ou CFP |
| Rythme imposé par l’alternance | Souplesse des rythmes et des modalités |
Le CFA vise une insertion professionnelle rapide, en mettant l’accent sur le lien direct avec l’entreprise et le marché de l’emploi. Le CFP permet de sécuriser des transitions, de diversifier les compétences et d’accompagner des profils très différents. Ces spécificités conditionnent l’accès à la formation professionnelle et expliquent la complémentarité des dispositifs.
Obtenir un CFA et un CFP en parallèle : est-ce possible et sous quelles conditions ?
Suivre simultanément une formation en centre de formation d’apprentis (CFA) et en centre de formation professionnelle (CFP) attire de plus en plus de personnes désireuses de booster leur employabilité ou de changer de voie rapidement. Mais la législation encadre strictement cette possibilité. Le contrat d’apprentissage, qui règne au sein du CFA, impose un équilibre entre présence en entreprise et formation, selon des volumes horaires définis par le code du travail. Ce parcours s’adresse avant tout aux jeunes de moins de 30 ans, avec un financement assuré par la taxe d’apprentissage.
Le CFP, lui, s’ouvre à tout public : salariés, personnes en transition, demandeurs d’emploi… Il s’appuie sur la contribution à la formation professionnelle, le CPF ou des aides régionales. Il est parfois possible de combiner les deux dispositifs, à condition de respecter certains impératifs : pas de cumul de deux contrats à temps plein, nécessité d’adapter les plannings et d’obtenir l’aval des employeurs.
Pour mieux comprendre les modalités de ce double parcours, voici les principaux points à connaître :
- Le CPF peut financer une formation complémentaire, sous réserve que cela soit compatible avec les contraintes du contrat d’apprentissage.
- Certains dispositifs, pilotés au niveau régional ou sectoriel, autorisent des parcours croisés, en particulier pour les salariés en transition ou les personnes en recherche d’emploi.
- Le respect de la durée maximale de travail hebdomadaire est obligatoire, sous peine de sanctions.
Ce type de démarche exige une coordination minutieuse entre organisme de formation, entreprise, apprenant et financeurs. Les textes légaux, souvent révisés, détaillent les conditions à remplir et les obligations en matière de financement ou de contribution. Pour l’apprenant, tout l’enjeu consiste à bâtir un projet cohérent, sans risquer de se heurter aux limites imposées par le droit.
Les avantages et enjeux d’une double formation pour les apprenants
Se lancer dans une double formation, en associant centre de formation d’apprentis et centre de formation professionnelle, crée une dynamique particulière. Ce cumul, mêlant alternance en entreprise et formation spécialisée, permet d’élaborer des parcours sur mesure et mieux adaptés à la réalité du marché de l’emploi.
Ce choix offre un avantage de taille : accélérer l’accès à l’emploi, grâce à la complémentarité entre l’enseignement du CFA et l’expertise technique acquise au CFP. Pour un salarié ou un demandeur d’emploi, cela peut sécuriser sa trajectoire, tout en diversifiant ses compétences. Les employeurs, quant à eux, profitent de collaborateurs polyvalents, autonomes et rapidement opérationnels.
Parmi les bénéfices concrets d’une telle démarche :
- Renforcer son niveau de compétences : disposer d’une double expertise, mieux s’adapter aux évolutions du secteur.
- Accéder plus facilement à la formation professionnelle tout au long de la vie, en activant le CPF ou la contribution formation professionnelle.
- Adapter son parcours aux besoins spécifiques d’un secteur ou d’une entreprise, pour une employabilité accrue.
Bien sûr, cette voie n’est pas sans défis. Gérer son temps, coordonner plusieurs organismes, respecter les cadres légaux : tout cela impose une vigilance constante. Naviguer entre le statut d’apprenti et celui de stagiaire en formation professionnelle suppose aussi une organisation rigoureuse et une concertation continue avec les employeurs. La réussite d’un tel parcours dépendra de la clarté des objectifs, d’un suivi administratif sérieux et d’une bonne connaissance des dispositifs de financement formation disponibles.
Au bout du compte, choisir la double voie, c’est se donner les moyens d’élargir ses horizons professionnels et d’anticiper les transformations d’un marché du travail en mouvement. Faut-il tenter l’aventure ? Tout dépendra de l’ambition, de la capacité à s’organiser et de la volonté d’aller plus loin que le cadre classique.


